Vers un retour aux serveurs centraux ?

Alors que de plus en plus d’applications tendent à s’orienter vers un modèle décentralisé notamment avec l’apparition de réseaux peer-to-peer (P2P) pour l’échange de fichiers, la communication audio/vidéo ou les calculs (calculs distribués), on note depuis quelques années le retour à une infrastructure qui semblait pourtant obsolète : les serveurs centraux !

Pour beaucoup les serveurs centraux rappellent l’époque des débuts de l’informatique moderne, quand les universités notamment disposaient d’un gros serveur central et que les utilisateurs programmaient depuis des terminaux des applications qui étaient ensuite exécutées dans l’ordre d’arrivée sur le serveur. Mais de nos jours, les applications centralisées sont bien plus proches des applications que nous utilisons tous les jours.

Ainsi, les technologies Terminal-Server de Microsoft ou Presentation Server de Citrix (pour ne citer qu’elles), permettent de proposer aux utilisateurs un bureau situé sur un serveur central à moindre coût. Et l’utilisateur final n’est pas dérouté par ces nouvelles infrastructures puisqu’il retrouve sur le serveur central un comportement identique à celui de son poste de travail habituel sous Windows XP par exemple.

On trouvera rapidement beaucoup d’avantages à cette infrastructure :

  • baisse des coûts de maintenance : maintenance uniquement du serveur central
  • baisse des coûts du matériel : les postes peuvent être de très anciennes machines ou même des clients légers sans disque dur puisque les traitements sont effectués par le serveur central
  • augmentation de la disponibilité : les technologies de haute disponibilité pour des serveurs existent et sont éprouvées (virtualisation, répartition de charge, fail-over …)
  • meilleure utilisation des ressources matérielles, évolutivité facilitée : l’évolutivité du système central suffit à faire évoluer l’ensemble de l’infrastructure

Voici deux exemples d’utilisation d’une infrastructure centralisée issus de mon expérience personnelle :

  • Application de GPAO sous Terminal/Server : facilité de mise à jour / maintenance, accès facile depuis l’extérieur par VPN sans installer l’application sur un poste public par exemple, haute disponibilité
  • Développement Delphi sous Terminal/Server : facilité de mise à jour / maintenance notamment des composants et outils, puissance disponible plus importante, meilleure disponibilité, plus d’indépendance vis à vis des postes clients

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3 commentaires

  1. [...] vous êtes tombé sous le charme d’une architecture centralisée vous avez certainement déjà passé quelques heures à expliquer à vos utilisateurs qu’ils [...]

  2. Bonjour,

    Bravo pour ce blog.

    J’ai une petite question : dans notre PME avec deux sites distants, nous souhaitons mettre en place une architecture de ce genre (plutot TSE), mais se pose la question des portables (qui vont générer des flux réseaux importants pour les accès aux fichiers partagés).Comment ce problème était-il traité dans les expériences decrite ?

    Merci d’avance

  3. [...] Je disais il y a quelques temps déjà que le retour vers les serveurs centraux était en marche ! Sun a annoncé récemment que d’ici 2015, ils ne disposeraient plus de centres de calculs puisque tous leurs calculs seront effectués chez des opérateurs de cloud computing. [...]

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